Le rossage de Britney...
La chose a un nom, un nom officiel même: le «Britney bashing». Le tabassage à tabac de Britney Spears. Son «matraquage», devrait-on dire pour utiliser un terme qui corresponde au traitement médiatique auquel est soumise la chanteuse. 400 photographes campent jour et nuit sous ses fenêtres pour transmettre, en quasi direct sur le Net, le moindre looping de sa carrière en chute libre. Britney qui laisse tomber par mégarde un de ses enfants. Britney qui roule bourrée. Britney qui s'enfuit de sa cure de désintox'-réhab. Britney qui se fait confisquer ses enfants.
Bien sûr, on dira que c'est de sa faute, à la pauvre Britney. Qu'elle n'a pas eu assez d'intelligence, mais surtout de maturité, pour pouvoir, comme Madonna qui reste le modèle absolu de mise en scène de soi, garder une distance respectable entre son nombril et l'½il des paparazzi. Bien sûr, la pauvre Britney n'avait qu'à ne pas se prêter au jeu de la téléréalité, elle n'avait qu'à ne pas accepter que les caméras filment, en direct et sans retenue, les déboires de son mariage avec Kevin. N'empêche, il y a quelque chose de vertigineux à voir des millions de gens se repaître de sa déchéance et humer, comme des pit-bulls, son prochain mauvais sang. Et ce ne sont pas les dizaines de people qui, de Johnny Hallyday à Julia Roberts, ont pris sa défense, qui freineront cette curée. Good luck, pauvre Britney. Quant à moi, on ne m'ôtera pas de la tête que ce genre de rossage médiatico-pipolesque a quelque chose à voir avec les tournantes.

